Retour sur Pollutec 2018

Pollutec 2018, des acteurs engagés pour la valorisation des sédiments

Le 27 novembre dernier, le thème des sédiments a eu l’honneur d’ouvrir le programme des nombreuses conférences du salon Pollutec.

Marion Delplanque (VNF), Pascal Grégoire (Grand Port Maritime de Dunkerque), Christophe Deboffe (Neo-Eco) et Professeur Nor-Edine Abriak (IMT Lille-Douai), acteurs dynamiques de SEDILAB, sont venus témoigner de leurs expériences sur la valorisation des sédiments.

Cette présence s’est articulée autour de 2 temps forts. Un premier atelier-conférence, en démarrage de la 1ère journée du salon, a mis en lumière les initiatives de 2 principaux gestionnaires de sédiments sur le territoire Hauts-de-France.

VNF, propriétaire d’un réseau caractérisé par une forte sédimentation (Gisement de 500 000 m³ sur le Nord-Pas-de-Calais en 2017), a mis en place sa démarche Alluvio. Par l’extraction des sédiments, ce projet tend à répondre à 2 objectifs ; d’une part développer le transport fluvial en assurant une profondeur d’eau et largeur de circulation suffisante pour naviguer en toute sécurité, d’autre part, utiliser les sédiments comme matière première durable et faire émerger de nouvelles filières industrielles, et par conséquent créer de l’emploi.

Le Grand Port Maritime de Dunkerque (GPMD), quant à lui, gère à terre environ 50 000 m³/an de sédiments marins. Les volumes de dragage nécessaires à l’entretien des installations portuaires sont estimés à 7 millions de m³/an dans les 10 prochaines années, dont 5 à 10% gérés à terre. Face à cet accroissement, le GPMD poursuit son approche multi filières de valorisation et favorise notamment l’émergence d’une nouvelle filière de recyclage des sédiments sous forme de granulat en application dans des travaux maritimes et terrestres.

Lors du second atelier, Christophe Deboffe et Professeur Nor-Edine Abriak ont parlé du développement de la filière sur diverses applications, via la démarche sédimatériaux. Cette démarche, initée par le cd2e et encadrée scientifiquement par l’IMT, constitue un véritable mode d’emploi pour aider les opérateurs à réaliser des ouvrages à base de sédiments de dragage. Diverses applications ont déjà eu lieu : C’urban, 1ère marque de commerciale de béton à base de sédiments ; SEDIFON, couche d’étanchéité de fonds de bassin avec les sédiments du Parc Barbieux à Roubaix ; NEO’BLOCK, valorisation des sédiments en bloc de matériaux de construction par voie hydrothermale,…

A la suite de ces ateliers, les acteurs d’horizons différents ont pu échanger sur les opportunités de cette filière en pleine émergence.

Retrouvez les présentations des intervenants :

Marion Delplanque, VNF, démarche Alluvio

Les autres présentations seront mises à disposition dès que possible.

 

En savoir plus :